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Dimanche 8 novembre 2009
J'ai reçu ça (c'était malheureusment sans source indiquée).
J'ai beaucoup apprécié le point de vue, la clarté d'esprit et le courage de cette femme.



Par Sheernin - Publié dans : de Considérations éclectiques
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Dimanche 8 novembre 2009
Je suis tombée en arrêt sur cet article.

La démarche "citoyenne" des Helvètes est toujours une source d'étonnement pour moi dans la mesure où, d'une part le système de votation (comme le référendum) est abondamment pratiqué et que, d'autre part, on y trouve le pire comme le meilleur. Ici, on est en plein dans le genre "meilleur"...
Le simple fait que cette question puisse être posée
officiellement et dans une consultation nationale me laisse rêveuse...
Le site swissinfo.ch donne accès à de plus amples renseignements, notamment à l'écoute des présentations sonores proposé
Evidemment les choses sont loin d'être simples. Il n'en reste pas moins que la démarche a le mérite d'exister.


Par Sheernin - Publié dans : de Petits faits bien vrais
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Lundi 2 novembre 2009
Les rues étroites sont désertes, il n'est pas 20h mais chacun a déjà réintégré son logis.
Quelques feuilles mortes offrent leur légèreté au vent pour une dernière danse avec le hasard.
Silhouette furtive d'un chat que je crois entrevoir.
Ce que je perçois bien, cependant, c'est un petit filet de musique qui s'échappe d'un appartement, quelque part au premier étage d'une maison alentour.
Tout près, mais où ?
A la recherche d'un restaurant particulier, si j'ignore où je suis, je sais où je vais et mon pas -à cet instant- est guidé par mon ouïe : j'ai besoin de rejoindre la fenêtre d'où proviennent les notes. Je les pressens comme une écharpe réconforrtante. C'est de saison, elles m'attirent.
J'avance, j'avance et je trouve.
J'aperçois uniquement le plafond de poutres apparentes, derrière un rideau protecteur. Je distingue également l'abat-jour d'une lampe -vraisemblablement posée sur quelque meuble. Une atmosphère cossue mais sobre ; j'imagine même une pièce relativement dépouillée.
Et les notes de piano s'enchaînent, se déroulent, s'envolent. La musique se développe comme une jolie aventure, incertaine et absorbante...
Il ne s'agit pas d'un disque, pas plus que d'une émission radiophonique. Quelqu'un joue.
Quelqu'un s'applique, répète, travaille et prend du plaisir - la pièce interprétée semble sur le point d'être maîtrisée.
C'est très beau. Une pièce inconnue et pourtant familière. J'ai presque la sensation d'avoir eu rendez-vous au pied de ces murs épais ; comme si les pierres avaient promis de diffuser ce message musical à mon passage.
Je reçois
cette musique tel
un pur cadeau, un instant suspendu, infini, qui se grave dans ma mémoire de passagère.
Il me faut repartir, la fraîcheur et la nuit me rappellent ; de toutes façons, bientôt, les double-rideaux épais seront tirés...

Le nez au frais, je poursuis mes déambulations ; une baie vitrée attire mon regard. La pièce éclairée vivement mais froidement m'offre une scène que j'aurais préféré ne pas voir. C'est une petite cuisine. Plus qu'imprenable, la vue est inévitable ; j'ai encore plus froid, mais ce froid vient du dedans. La sensation vient de cet appartement : un homme est assis devant la table dressée et se tient la tête entre les mains.
Cela dure, dure.
C'est une sorte de tableau vivant et grandeur nature de la désespérance. En continuant d'avancer, je peux découvrir l'environnement fait de mobilier modeste, plutôt obsolète et sans goût. Cela sent le vide, ou plutôt le déserté. La vie semble s'être retirée du lieu.
L'homme a toujours la tête entre les mains.
J'ai l'impression infiniment déplaisante que cette saynette est figée à tout jamais dans le malheur - l'éclairage jaunâtre comme une résine dans laquelle un insecte a été emprisonné...
Etrange malaise issu d'une réalité morbide dont j'ai aussitôt redouté qu'elle ne m'imprègne.
Trop tard, c'est fait.
Un humain englué dans son affliction s'est gravé sur ma rétine et je suis là, ce soir, à essayer de le renvoyer au loin. Retour dans les rues désolées de St Jean du Gard...

Mais il est où ce restaurant ?!




 
Par Sheernin - Publié dans : de Petits faits bien vrais
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