Mercredi 23 juillet 2008
Ce bouquet de basilic, longuement humé, a ganté mes doigts de notes odorantes. Mitaines parfumées à l'évocation puissante qui me fait l'âme voyageuse. Respire ! et écoute comme cela sent !
par Sheernin publié dans : Les jolies choses
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Vendredi 18 juillet 2008
Lorsque ma chatte, doucement et confiante,  pose sa tête dans ma main, tandis que je la caresse. Yeux fermés, ronronnante. Une autre sensation unique, entre apaisement et émerveillement.
par Sheernin publié dans : Les jolies choses
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Vendredi 18 juillet 2008
Cigales noctambules. Depuis quand chantent-elles la nuit ?...!
par Sheernin publié dans : Les jolies choses
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Mercredi 16 juillet 2008
Et bel artiste s'il en est... J'ai nommé Rufus Wainwright.
Quand je dis "bel artiste", je ne pense pas à son physique, même si celui-ci est loin d'être désagréable. Rufus Wainwright est avant tout un chanteur fantastique. Il suffit d'écouter la générosité, l'amplitude peu commune de sa voix et la capacité de son souffle.
Il a tout autant le don (la volonté) de choisir des mélodies qui ne laissent pas de place à la facilité. De compositions originales -très originales- en orchestrations riches et subtiles, Rufus Wainwright offre une vaste palette comme peu d'artistes peuvent se le permettre.
Certaines oeuvres sont très intimistes ; je pense notamment à  "not ready to love" , "what can i do ?" ou encore la bouleversante et dépouillée "love affair" sur laquelle il s'accompagne au piano. Sublime, elle m'a touchée en plein coeur...
Il y a aussi ces chansons plus appuyées comme "do i disappoint you ? ",  "slideshow" ou "what a world" dont les musiques et la voix semblent vouloir décrocher le zénith,  toujours avec une élégance indiscutable.
Et puis, ce plaisir à l'écoute de quelques balades raffinées comme "Tiergarten", "nobody's off the hook" ...! 
Plaisir encore sur les reprises gracieuses de "la complainte de la Butte" (un peu en français) ou la célébrissime "my funny Valentine" sur laquelle il parvient à ajouter de la suavité à la sensualité déjà présente...
Enfin, Rufus Wainwright ne se cache pas d'une certaine provocation avec par exemple "rules and regulations", "instant pleasure" ou "between my legs"...
Bien évidemment, ce ne sont là que quelques extraits, parmi une discographie déjà bien vaste.

A signaler également un album consacré à Judy Garland ; une grande performance.

Lorsque j'écoute chanter Rufus, j'ai réellement la sensation qu'il a besoin d'interpeller très haut, qu'il lance sa voix depuis son coeur et son ventre dans une conquête farouche. Une telle générosité vocale liée à des musiques aussi vibrantes et peu banales est révélatrice d'un art profond, authentique et encore une fois, bien rare.
Voilà pourquoi Rufus Wainwright ne peut pas manquer de toucher ce qu'il cherche à atteindre...




















Grand moment
que l'interprétation de ACROSS THE UNIVERSE, chantée avec Moby et Sean Lennon - et puis, rappel : la chanson "Halleluyah", dans Shrek II, c'était lui aussi...
par Sheernin publié dans : Musique
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Mardi 15 juillet 2008
A découvrir ou redécouvrir ! d'urgence, naturellement.

Merveilleux conte  des temps modernes confectionné par le grand bonhomme, voici plus de 30 ans.
Pas la moindre ride n'est venue graffigner cette histoire tissée sur la trame de la poésie, de l'humour et de l'intelligence. 
Bien évidemment, Nougaro a su y faire passer une philosophie certaine et n'a pas oublié le désanchantement qui règne ici-bas. Mais je crois que le message qui nous est adressé est fondamentalement imprégné par la force du rêve, autrement dit par ce que l'être humain -en tant qu'individu- a de meilleur en lui.
Si l'écriture du texte résulte d'un travail magnifique, il est admirablement épousé par la musique de ce délicieux musicien qu'est Jean-Claude Vannier.

J'ai eu la chance et le bonheur d'avoir été emportée par Plume d'Ange*, lors d'un concert. Je n'ai jamais oublié Nougaro, seul sur scène -les musiciens étaient derrière un rideau léger. Visuellement, l'impact était très fort !
Je n'ai jamais oublié non plus l 'atmosphère qui s'est déployée dans la salle lorsque des myriades de touches de lumière nous ont caressés en voletant. Nous avons été innombrables à sentir le bout des ailes de l'entité fabuleuse. L'attention était entière, nous étions subjugués par le charme -dans tous les sens du terme. Un pur moment de féérie.

Pour que la magie se prolonge, au passant qui d'aventure s'arrêterait par ici, je fais cadeau de ces quelques premières lignes...

Vous voyez cette plume?
Eh bien, c'est une plume... d'ange
Mais rassurez-vous, je ne vous demande pas de me croire, je ne vous le demande plus.
Pourtant, écoutez encore une fois, une dernière fois, mon histoire.
Une nuit, je faisais un rêve désopilant quand je fus réveillé par un frisson de l'air.
J'ouvre les yeux, que vois-je?
Dans l'obscurité de la chambre, des myriades d'étincelles...
Elles s'en allaient rejoindre, par tourbillonnements magnétiques, un point situé devant mon lit.
Rapidement, de l'accumulation de ces flocons aimantés, phosphorescents, un corps se constituait.
Quand les derniers flocons eurent terminé leur course, un ange était là, devant moi, un ange réglementaire avec les grands ailes de lait.
Comme une flèche d'un carquois, de son épaule il tire une plume, il me la tend et il me dit:
"C'est une plume d'ange. Je te la donne. Montre-la autour de toi.
Qu'un seul humain te croie et ce monde malheureux s'ouvrira au monde de la joie.
Qu'un seul humain te croie avec ta plume d'ange.
Adieu et souviens-toi: la foi est plus belle que Dieu."





























(*) des années plus tard,  un autre ange, dans sa grâce, m'a fait ce même don prodigieux... Je le crois.
par Sheernin publié dans : Emotions
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Lundi 7 juillet 2008

Pensée : "il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous"

par Sheernin publié dans : Coïncidences et autres choses inexpliquées
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Vendredi 27 juin 2008
Le soleil se paie cher parfois. Mais entendre les cigales et les hirondelles est un bonheur sans prix...
par Sheernin publié dans : Les jolies choses
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Mercredi 18 juin 2008
Récemment, j'ai découvert JOE BONAMASSA, un jeune bluesman américain époustouflant.
1ère surprise : un blues puissant qui s'en va flirter avec succès aux limites du rock.
2ème surprise : une tête blonde... (et c'est très bien ainsi !)

J'écoute d'abord un album au nom de prédilection : "Blues DeLuxe" (2005). Je suis conquise. Tout le Blues y est visité, transpiré et porté très haut.
Second album, mêmes sensations absolument  : "you and me" (2006). Je n'ai pas envie d'entartiner avec des qualificatifs qui seraient en-dessous de la vérité. Tout de même, un album un peu plus intimiste.

Le blues fait partie de ces musiques où je me projette... J'aime infiniment cette perspective d'un long trajet à effectuer seule en voiture ;  la musique et la route, une union formidable ! Espace de liberté, moments particuliers -si ce n'est pas la liberté, ça lui ressemble...

Le blues a cette incroyable faculté de nous faire entrer en nous-mêmes tout en libérant je ne sais quoi qui vient de loin. Et vraiment, cela fait un bien fou ! Il console, oui c'est cela vraiment : il console.
Le blues, toujours le même, jamais le même. Comme un ciel où les nuages se transforment, passent ou se posent. Comme un rappel aussi de ce que peuvent émettre nos tripes, pas seulement nos têtes.

Joe Bonamassa ne renouvelle pas le genre, il le nourrit, lui souffle son énergie dans le coeur et fait palpiter son ventre avec un feeling amoureux, passionné. Grâce à lui, la route du blues n'en finit pas de se tracer -sueur, sang et larmes. Notre route, infiniment.































D'hier à demain
(source photo : web)
par Sheernin publié dans : Musique
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Mercredi 11 juin 2008
Quelques mots sur un télégramme...
Oui, cela est possible - il suffit de le désirer pour le réaliser.
Et en retour, un velours sur lequel une pensée à fleuri.
par Sheernin publié dans : Les jolies choses
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Jeudi 5 juin 2008
Je n'ai pas la prétention de décortiquer notre comportement ; des personnes plus compétentes s'en sont abondamment chargées depuis la création du concept "blog". Je jurerais que leurs écrits/constats/réflexions reprennent tous les schèmes recensés : affectivité, sociologie, économie, politique, etc.
Je n'ai que des questions, les sempiternelles questions, celles qui nous remuent ainsi que celles qui laissent indifférents...

Un blog comme une vitrine ? une tribune libre ? comme un journal intime, pour beaucoup ? ou une bouée pour d'autres ? tout cela assurément, et bien d'autres choses encore, de la plus apparemment anodine à la plus enfouie.

Qu'est-ce qui motive les blogueurs, humains que nous sommes : la recherche d'un "autre chose", la soif d'informations ? L'échange, le partage, l'aventure du lien humain. Une reconnaissance.

Et puis, qu'est-ce qui nous pousse ou au contraire nous retient de laisser un message ?

Le virtuel rattrape la réalité. Il la rejoint. Il la reflète. Comme un miroir tendu, un signal émis - à la recherche de quoi, de qui ? De soi-même, de la place à se trouver, à se créer.
Quelles sont les finalités de cette voracité insatiable de notre expression ? Regardez-moi ! j'existe !
Pas de commentaire ? alors je n'existe pas ?!

Ensuite, quand "commentaire" il y a, que signifient ces échanges ponctuels entre tous les électrons libres que nous sommes ?
Plus même : que sont ces dialogues qui s'apparentent parfois (souvent ?) à des monologues ? de quoi sont-ils symptômatiques ?

Ce que je crois et qui est redoutable, c'est que plus nous serons nombreux, plus nous aurons à coeur d'envoyer des signaux, éperduement. Nos besoins intrinsèques vont aller augmentant avec pour tout corollaire, notre incapacité grandissante à vivre des relations avérées, directes, "physiques". La perspective n'a rien de réjouissant...

Je ressens tellement cette impression de circulation agitée, voire frénétique : nous voilà jetés sur un océan virtuel, nous y naviguons, nous tentons de nous y maintenir à flot. Nous ramons...
Nos pagaies bougent dans tous les sens, nos esquifs semblent se téléscoper, qu'on en pleure ou qu'on en rit.
Mais ah oui ! parfois, cela provoque une magie, quelques étincelles qui perdurent à plus ou moins long terme pour nourrir la lumière espérée. Ces petits bonheurs revêtent alors une essentialité dont nous n'avons pas toujours suffisamment conscience.

Toujours plus d'informations, tous azimuts, toujours moins de temps, moins d'attention à accorder. La rudesse de la bataille va son train fou...
La condition humaine en sa souveraineté propulse chacun en quête de reconnaissance, quoi que nous puissions dire ou faire. Notre moteur.
En a-t-il jamais été autrement ?

Sans les autres, quel que soit le regard que l'on pose sur eux, les uns n'existent pas. C'est la seule certitude qui plane sur nos solitudes. Non ?

Enfin, pour contrer tout ceci, merci au blog qui permet tout autant de pousser nos volets et d'ouvrir nos fenêtres sur d'autres univers... Je pose mon regard sur ce paysage virtuel. J'y vois un océan incertain submergé de milliers de bouées, mais je distingue parmi elles beaucoup de petites lueurs ; j'en vois même qui sourient.
Puis si je lève les yeux, j'aperçois un espace qui se remplit de rêves à l'infini.
C'est certainement cela que je veux en retenir:

Entre les bulles que nous nous élaborons, les bunkers que nous nous constuisons et laisser nos portes ouvertes, quel choix ferons-nous ?...
par Sheernin publié dans : Réflexion ?
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