Texte poétique magnifiquement épuré. Symbole de renouveau. Bien équilibré, tant sur le registre du rythme que celui de la phonétique et, bien sûr, du message. Un des vers de ce poème me parait
pourtant superflu, mais ce n'est là qu'un ressenti personnel : "hors d'atteinte des politesses mécaniques". Les politesses, même les plus mécaniques, me paraissent assez insignifiantes dans ce
contexte tellement puissant. Et puis, dans ces vers libres, merveilleusement affranchis de toutes rimes, "soleil nu" et "rien su" me semblent un peu lourds, phonétiquement parlant.
La conception graphique est aussi d'une symbolique forte mais plus abstraite, comme le sont bien souvent les compositions picturales ne reflétant pas rigoureusement la précision des mots. Il le
vaut mieux d'ailleurs puisque l'illustration permet une évasion personnelle. Ce que j'écris là est un peu ridicule dans la mesure où les lieux communs n'ont pas une valeur incisive.
Je ressens ce graphisme comme un état d'esprit précédant celui que le texte insuffle. Une dernière fois, cette transcription est personnelle et me convient parfaitement puisque le texte en serait
l'aboutissement. Maintenant, suggériez-vous autre-chose, mais le principal n'est-il pas que le spectateur est le champ libre de l'interprétation, preuve, en quelque sorte, d'une réussite de la
composition.
Oui, l'offrande poétique est une espérance lumineuse que l'image introduit, comme le geste du semeur.
Commentaire assez chargé pour vous exprimer tout mon intérêt. Que cette belle inspiration qui est la vôtre continue de fleurir aux quatre saisons pour les passants que nous sommes.
Cordialement
P.Minet
Commentaire n°1
posté par
P.MINET
le 12/02/2012 à 17h14
Eh bien, voilà une analyse en profondeur, accompagnée d'une foisonnante expression qui aurait de quoi m'étourdir quelque peu ! En retour, je vous adresserai simplement un merci sincère (pour les
éloges qui me touchent, naturellement) et je m'empresse de vous interroger : finalement, y a-t-il ou n'y a-t-il pas "équilibre phonétique" ?!
Comme la plupart de mes humbles écrits, celui-ci résulte d'une spontanéité - à tort ou à raison, je ne retouche que très peu les mots qui viennent à mon esprit. Je tente simplement de les
articuler le moins mal possible, selon mon sens, Une fois exprimés, ils partent très vite (trop vite ?) vivre leur vie. En quelque sorte, c'est assez proche du principe
de la respiration...
La conception graphique est aussi d'une symbolique forte mais plus abstraite, comme le sont bien souvent les compositions picturales ne reflétant pas rigoureusement la précision des mots. Il le vaut mieux d'ailleurs puisque l'illustration permet une évasion personnelle. Ce que j'écris là est un peu ridicule dans la mesure où les lieux communs n'ont pas une valeur incisive.
Je ressens ce graphisme comme un état d'esprit précédant celui que le texte insuffle. Une dernière fois, cette transcription est personnelle et me convient parfaitement puisque le texte en serait l'aboutissement. Maintenant, suggériez-vous autre-chose, mais le principal n'est-il pas que le spectateur est le champ libre de l'interprétation, preuve, en quelque sorte, d'une réussite de la composition.
Oui, l'offrande poétique est une espérance lumineuse que l'image introduit, comme le geste du semeur.
Commentaire assez chargé pour vous exprimer tout mon intérêt. Que cette belle inspiration qui est la vôtre continue de fleurir aux quatre saisons pour les passants que nous sommes.
Cordialement
P.Minet
Eh bien, voilà une analyse en profondeur, accompagnée d'une foisonnante expression qui aurait de quoi m'étourdir quelque peu ! En retour, je vous adresserai simplement un merci sincère (pour les éloges qui me touchent, naturellement) et je m'empresse de vous interroger : finalement, y a-t-il ou n'y a-t-il pas "équilibre phonétique" ?!
Comme la plupart de mes humbles écrits, celui-ci résulte d'une spontanéité - à tort ou à raison, je ne retouche que très peu les mots qui viennent à mon esprit. Je tente simplement de les articuler le moins mal possible, selon mon sens, Une fois exprimés, ils partent très vite (trop vite ?) vivre leur vie. En quelque sorte, c'est assez proche du principe de la respiration...
Indestructible ? Profondément.
Le refuge intime, ultime et permanent. Oui, "quelque chose comme ça".