MEFIANCE ET DEFIANCE SONT EN PEDALO
La scène se passe dans une petite agence de la Poste, installée dans la galerie commerciale d'un hyper-marché. Un client parmi d'autres attend paisiblement son tour. C'est l'un de mes amis.
Il est remarquable du haut de son 1.90m, avec ses tresses africaines, son teint naturellement hâlé, son visage relativement typé à cause des yeux en amande et son air adolescent (malgré ses 28 ans).
Régulièrement, il profite de ce bureau administratif bien pratique lorsqu'il fait ses achats. Il connaît donc bien les lieux, il a déjà préparé sa carte d'identité et un RIB, en vue de retirer une petite somme d'argent en liquide.
Lorsqu'il se présente au guichet, la préposée lui signifie qu'elle ne peut pas accéder à sa demande parce qu'il faut impérativement un carnet de chèques pour effectuer l'opération. Le jeune homme explique que c'est la première fois qu'on lui demande cette pièce, que d'ordinaire il n'a aucun souci. La fonctionnaire (sensiblement du même âge que lui) répond ''peut-être mais c'est comme ça''.
Notre ami s'impatiente et devant l'attitude fermée de son interlocutrice, sollicite de rencontrer la directrice de l'agence, qu'il connaît déjà pour avoir eu à faire à elle. La guichetière lui indique que celle-ci est absente. Le jeune client sent la moutarde lui chatouiller les narines, réitère sa demande d'argent d'une façon un peu pus véhémente et n'obtient encore une fois qu'une réponse négative qui semble sans appel...
Mon ami s'indigne qu'on lui refuse SON argent en dépit des preuves de son identité et donc de sa bonne foi. Rien n'y fait.
Adrénaline : ''je vais foutre votre bureau en l'air si c'est comme ça" - on lui répond : ''je m'en moque Monsieur, de toutes façons, ça ne changera rien''.
BOUM, exécution.
Présentoir après présentoir, par terre, cartes, enveloppes, bordereaux, tout est éparpillé.
Les autres clients prennent peur, se reculent, le bruit attire l'attention au-delà des portes closes des bureaux. L'une d'elle s'ouvre.
Il est remarquable du haut de son 1.90m, avec ses tresses africaines, son teint naturellement hâlé, son visage relativement typé à cause des yeux en amande et son air adolescent (malgré ses 28 ans).
Régulièrement, il profite de ce bureau administratif bien pratique lorsqu'il fait ses achats. Il connaît donc bien les lieux, il a déjà préparé sa carte d'identité et un RIB, en vue de retirer une petite somme d'argent en liquide.
Lorsqu'il se présente au guichet, la préposée lui signifie qu'elle ne peut pas accéder à sa demande parce qu'il faut impérativement un carnet de chèques pour effectuer l'opération. Le jeune homme explique que c'est la première fois qu'on lui demande cette pièce, que d'ordinaire il n'a aucun souci. La fonctionnaire (sensiblement du même âge que lui) répond ''peut-être mais c'est comme ça''.
Notre ami s'impatiente et devant l'attitude fermée de son interlocutrice, sollicite de rencontrer la directrice de l'agence, qu'il connaît déjà pour avoir eu à faire à elle. La guichetière lui indique que celle-ci est absente. Le jeune client sent la moutarde lui chatouiller les narines, réitère sa demande d'argent d'une façon un peu pus véhémente et n'obtient encore une fois qu'une réponse négative qui semble sans appel...
Mon ami s'indigne qu'on lui refuse SON argent en dépit des preuves de son identité et donc de sa bonne foi. Rien n'y fait.
Adrénaline : ''je vais foutre votre bureau en l'air si c'est comme ça" - on lui répond : ''je m'en moque Monsieur, de toutes façons, ça ne changera rien''.
BOUM, exécution.
Présentoir après présentoir, par terre, cartes, enveloppes, bordereaux, tout est éparpillé.
Les autres clients prennent peur, se reculent, le bruit attire l'attention au-delà des portes closes des bureaux. L'une d'elle s'ouvre.
- qu'est-ce qui se passe ici ?
- Madame la Directrice, c'est ce jeune homme qui...
- ah tiens ! on m'avait dit que vous n'étiez pas là vous !
- Madame la Directrice, c'est ce jeune homme qui...
- ah tiens ! on m'avait dit que vous n'étiez pas là vous !
S'ensuit une discussion explicative. La directrice cerne la situation et deux minutes plus tard, le grand garçon peut ressortir avec ses 100€, sans la moindre difficulté et sans être inquiété d'aucune façon.
Dans les files d'attentes, l'indignation se manifeste : ''eh bien voilà ! on cède à la violence'' - ''vraiment, ces jeunes, on ne peut pas leur faire confiance, ils se croient tout permis ! '' - ''c'est honteux !''...
Pas une seule personne pour s'étonner dans le sens inverse, personne ne s'est demandé pourquoi la caissière avait refusé de donner son argent à mon ami alors que cela pouvait se réaliser sans problème.
Cher argent trop cher...
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