PROVENCE : extrait

Publié le par Sheernin

La scène se passe dans un petit port. Deux septuagénaires discutent. L'un est à quai, l'autre s'affaire sur le minuscule bateau qu'il vient d'amarrer. Naturellement, ils parlent fort et évidemment, l'accent typique est aussi incontournable que savoureux. Bedaine en avant sous la chemisette, short ample et peau bronzée, crâne aux cheveux clairsemés et casquette -c'est de circonstance. Les deux bonshommes s'apostrophent joyeusement, il y a simplement du plaisir de vivre dans tout ça. Deux vieux copains qui se donnent des nouvelles, qui parlent de tout de rien. La vie...
Je suis plus ou moins cachée de leur vue par une haie de canisses, assise au soleil, face à la mer.
Voici ce que j'entends et qui me fait rire :

"je te dis pas comme ils se sont régalés quand ils sont venus l'autre soir ! j'avais fait 3 kg de brandade et j'avais préparé la tapenade aussi, j'en avais fait un moulon (*) - j'ai passé 3h à dénoyauter les olives dans l'après-midi, tranquille mais c'est du boulot hein ! Après ça le lendemain, j'ai dû passer au super-marché et tu sais quoi ? j'ai vu qu'ils en vendaient des dénoyautées ! oh pôvre ! je savais pas que ça se faisait" dit-il en riant très fort.

 

(* moulon : grosse quantité)


De ces petites choses qui me rappellent que je vis en Provence et qui me la font apprécier, parfois.


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W
tu es en Provence ? alors tu as bien de la chance.
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D
j'avoue préférer les olives non dénoyautées ! je ne sais pas pourquoi....
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S
<br /> <br /> La saveur du bois, l'intégrité du fruit... (Et noires, surtout !)<br /> <br /> <br /> <br />