LE TEMPS, ENNEMI DE LUXE
48h ont suffi pour basculer. C'était l'été, magnifique, étiré dans sa splendeur comme un matou dans la somme de toutes ses siestes douillettes, celles qui donnent envie de passer la main dans le pelage doux et chaud du félin ; heureusement, il y a l'amour, le respect et l'on reste digne car on ne réveille pas un chat qui dort.
On l'admire. On s'en approche discrètement pour respirer cette odeur indéfinissable et pourtant si précise en effluves à soulever... Une vie chaude.
L'été comme un chat... Un été où il n'a pas cessé de faire bon se lover, se dorer -même sans plage.
Un été dont on aurait juré cette année, qu'il ne finirait pas.
L'illusion !
Aujourd'hui mardi 15 septembre, la sempiternelle rentrée est consommée, et il a plu abondamment. Le ciel en nuages plombés et dégradés de gris a vomi ce qu'il a amassé en secret tout ce long temps, depuis le printemps.
Le temps veut rattraper le temps. Comme une vengeance ? Comme une impulsion sans état d'âme ? Un coup de griffe d'un autre félin monstrueux, tapi, guettant son heure.
Voilà : il ne pouvait plus se retenir.
Et soudain, l'automne.
Et demain, l'hiver.
Pas de choix. Et presque, presque ! heureusement, les saisons ou ce qu'il en reste.
Le vent pour décrocher les feuilles et les souffler, mortes ou à demi, indifférent à ces nervures pas encore déshydratées qui parlent du souvenir mais aussi de s'abriter.
Se préserver ? Se solituder ?
Se taire.
-
De sentiments confus en réflexions inachevées. Hier sourire, demain rider.

On l'admire. On s'en approche discrètement pour respirer cette odeur indéfinissable et pourtant si précise en effluves à soulever... Une vie chaude.
L'été comme un chat... Un été où il n'a pas cessé de faire bon se lover, se dorer -même sans plage.
Un été dont on aurait juré cette année, qu'il ne finirait pas.
L'illusion !
Aujourd'hui mardi 15 septembre, la sempiternelle rentrée est consommée, et il a plu abondamment. Le ciel en nuages plombés et dégradés de gris a vomi ce qu'il a amassé en secret tout ce long temps, depuis le printemps.
Le temps veut rattraper le temps. Comme une vengeance ? Comme une impulsion sans état d'âme ? Un coup de griffe d'un autre félin monstrueux, tapi, guettant son heure.
Voilà : il ne pouvait plus se retenir.
Et soudain, l'automne.
Et demain, l'hiver.
Pas de choix. Et presque, presque ! heureusement, les saisons ou ce qu'il en reste.
Le vent pour décrocher les feuilles et les souffler, mortes ou à demi, indifférent à ces nervures pas encore déshydratées qui parlent du souvenir mais aussi de s'abriter.
Se préserver ? Se solituder ?
Se taire.
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De sentiments confus en réflexions inachevées. Hier sourire, demain rider.
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