CiME
Je connais un pays de prodiges
Où la respiration d’un arbre gonfle sa ramure
En rythme nonchalant et secret.
Un pays où des vagues de silence
Lèvent puis reposent les montagnes
Un pays encore, où passe un train que l’on ne voit jamais.
Un pays enfin d’où montent nuitamment
Des musiques inspirées
qui franchissent parfois
d’opalescentes lucarnes
aux rideaux confidents.
Vers ce pays, je vais.
Après longtemps d’appel
Et mille épisodes d’existence,
Dans une goutte de sable scintillant
Se sont dévoilés les parfums essentiels.
Alors, ivres paisiblement
et libres depuis la nef,
Les pointillés s’unissent
Pour une mise en perspective
Du désir exaucé.
Se courbe l’horizon,
Se déploie la lumière.
Ensemble, pénétrer l’espace
Et voguer sur une mer à l’envers.
Tout l’extraordinaire d’une renaissance
Au creux d'un pays comme dans un lit
où sans m'attendre,
tu me présences.