CiME

Publié le par Sheernin

Je connais un pays de prodiges

Où la respiration d’un arbre gonfle sa ramure

En rythme nonchalant et secret.

 

Un pays où des vagues de silence

Lèvent puis reposent les montagnes

 

Un pays encore, où passe un train que l’on ne voit jamais.

 

Un pays enfin d’où montent nuitamment

Des musiques inspirées

qui franchissent parfois

d’opalescentes lucarnes

aux rideaux confidents.

 

Vers ce pays, je vais.

 

Après longtemps d’appel

Et mille épisodes d’existence,

Dans une goutte de sable scintillant

Se sont dévoilés les parfums essentiels.

 

Alors, ivres paisiblement

  et libres depuis la nef,

Les pointillés s’unissent

Pour une mise en perspective

Du désir exaucé.


Se courbe l’horizon,

Se déploie la lumière. 


Ensemble, pénétrer l’espace

Et voguer sur une mer à l’envers.

 

Tout l’extraordinaire d’une renaissance

Au creux d'un pays comme dans un lit

où sans m'attendre,

tu me présences.


 



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Publié dans les Emotions

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J
« Alors, ivres paisiblement<br /> <br /> et libres depuis la nef»<br /> <br /> c'est très beau (tout)
Répondre
S
<br /> <br /> C'est le partage de l'émotion qui est beau - merci JC !<br /> <br /> <br /> <br />
S
Magnifique, tout simplement! Encore!!
Répondre
S
<br /> <br /> Merci, Sonia...<br /> <br /> <br /> <br />
C
Si on voyait le train, on verrait que ses wagons ressemblent à des calèches.
Répondre
S
<br /> <br /> Des calèches aux chevaux fantômes, car tu as raison ! Peut-être même s'agit-il de licornes... Comment savoir ?!<br /> <br /> <br /> <br />