UN BEAU JOUR POUR MOURIR
"14 ans, c'est presque un âge canonique pour un chat" nous dit doucement la vétérinaire.
Elle peut dire tout ce qu'elle veut, tout ce qui convient et tout ce que sa passion et sa profession
l'ont portée à connaître et comprendre. Elle comprend.
Et nous, nous savons.
Nine n'impressionnera plus personne, les amis ne la craindront plus.
Il n'y aura plus de coups de griffe intempestifs.
Je ne pourrai plus la croquer, mine de plomb,
pointe-bille ou aquarelle.
Ma main ne recevra plus sa tête abandonnée, yeux fermés et confiants.
C'était sa manière de câlins. Pas plus, elle n'a jamais su...
Elle ne grignotera plus de mimosa et ne jouera plus avec les olives avant de les avaler,
pas plus qu'elle ne s'évertuera à attraper les hautes tiges de cypérus pour se purger.
Elle ne piaffera plus d'impatience et de gourmandise en entendant le bruit de l'ouvre-boîte
qui lui signifiat forcément qu'elle bénéficierait d'un peu de thon.
Elle ne me fixera plus du regard en attendant que je lui donne une miette de fromage de chêvre.
Elle ne fera plus gicler la litière par-dessus bord -une de ses grandes spécialités.
Nous n'entendrons plus le son particulier de la chattière à son passage.
Tout ça, tout ça, plus jamais. Et c'est ainsi.
Terminées les nuits où je dormais en biais pour lui laisser une place confortable.
Finies les pauses au soleil où son ventre blanc se chauffait.
C'est dans l'ombre d'un arbre qu'elle repose, à la discrétion de cette nature qu'elle a aimé
découvrir et explorer.
Jeudi 30 juillet, 17h15, Nine est entrée définitivement au pays du souvenir.
Pas 14 ans. 13 ans et 4 mois.
Et je me fous que le monde soit indifférent.
Elle peut dire tout ce qu'elle veut, tout ce qui convient et tout ce que sa passion et sa profession
l'ont portée à connaître et comprendre. Elle comprend.
Et nous, nous savons.
Nine n'impressionnera plus personne, les amis ne la craindront plus.
Il n'y aura plus de coups de griffe intempestifs.
Je ne pourrai plus la croquer, mine de plomb,
pointe-bille ou aquarelle.
Ma main ne recevra plus sa tête abandonnée, yeux fermés et confiants.
C'était sa manière de câlins. Pas plus, elle n'a jamais su...
Elle ne grignotera plus de mimosa et ne jouera plus avec les olives avant de les avaler,
pas plus qu'elle ne s'évertuera à attraper les hautes tiges de cypérus pour se purger.
Elle ne piaffera plus d'impatience et de gourmandise en entendant le bruit de l'ouvre-boîte
qui lui signifiat forcément qu'elle bénéficierait d'un peu de thon.
Elle ne me fixera plus du regard en attendant que je lui donne une miette de fromage de chêvre.
Elle ne fera plus gicler la litière par-dessus bord -une de ses grandes spécialités.
Nous n'entendrons plus le son particulier de la chattière à son passage.
Tout ça, tout ça, plus jamais. Et c'est ainsi.
Terminées les nuits où je dormais en biais pour lui laisser une place confortable.
Finies les pauses au soleil où son ventre blanc se chauffait.
C'est dans l'ombre d'un arbre qu'elle repose, à la discrétion de cette nature qu'elle a aimé
découvrir et explorer.
Jeudi 30 juillet, 17h15, Nine est entrée définitivement au pays du souvenir.
Pas 14 ans. 13 ans et 4 mois.
Et je me fous que le monde soit indifférent.

J'aimais beaucoup sa manche gauche...
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